
Il y a des romans qui naissent tranquillement, à force de petites idées accumulées au fil des semaines… parfois même des mois. Et puis il y a les autres. Ceux qui s’imposent. Black-Out appartient clairement à cette deuxième catégorie.
L’idée ne m’est pas venue en marchant, ni sous la douche, ni en griffonnant des pages de notes au fil du temps : elle s’est invitée en rêve.Un rêve si vif que je me suis réveillée avec l’impression d’avoir déjà rencontré les personnages, d’avoir déjà vu les lieux, et surtout avec la certitude que je devais raconter l’histoire d’Evie. Alors je l’ai écrite. Très vite.
Mais évidemment, les choses ne pouvaient pas être aussi simples.
Une fois le manuscrit terminé, j’ai réalisé que quelque chose clochait. L’histoire était racontée par un narrateur extérieur et j’avais envie d’être un peu plus dans la tête d’Evie et de Ryan. J’ai donc tout repris pour laisser la parole à mes deux protagonistes selon leurs perspectives. C’était beaucoup de travail, mais c’était vraiment pour le mieux.
Je croyais alors que le plus difficile était derrière moi. Et pourtant ! C’est à ce moment que la vie, et l’édition, ont décidé d’ajouter un peu de suspense. Il y a eu des détours dans le processus éditorial que je vous épargne ici, mais qui ont vraiment compliqué ma vie jusqu’à l’impression. Puis, BAM ! la pandémie est arrivée. Les librairies ont fermé leurs portes, le monde du livre a ralenti, et mon pauvre roman s’est retrouvé… en entrepôt!
Mais six ans plus tard, Black-Out a revêtu une nouvelle robe, un nouveau format, et revient enfin. Tous les obstacles qu’a rencontrés l’histoire d’Evie et de Ryan lui donnent une saveur particulière. J’espère sincèrement qu’elle sera à la hauteur de la place qu’elle tient dans mon cœur.




